11 novembre, 2015

Compte-rendu de la soirée LeadeR du 27 octobre avec Corinne Lepage

Corinne Lepage est intervenu lors de la soirée LeadeR du 27 octobre 2016.


Compte-rendu de M. Jean-Pierre Richard, Vice-Président de Leader LR et Directeur Général d’ESII

Merci à Corinne Lepage d’avoir pris du temps pour nous apporter son énergie et son éclairage sur des sujets qui nous concernent tous et dont nous devons être tous acteurs. Merci à Yan Fernandez d’avoir su si bien animer en entrant dans ces sujets et les amenant avec l’acuité et l’esprit de partage qui sous-tend tous les membres de LeadeR et enfin merci à L’UIMM de nous avoir accueilli dans ses fonctionnels et magnifiques locaux.

Les sujets des 3 tables rondes sont très liés et vont mettre en évidence :

  • S’élever un peu pour penser a notre planète, à notre plaisir de vivre pour nous et nos collaborateurs et à notre contribution à une société meilleure : nos actions doivent servir d’exemple et de guide pour la collectivité là où nous pouvons et devons y contribuer.
  • Pour être performants il faut des collaborateurs performants et les générations  W, X et  Y et Z maintenant n’ont pas tous les mêmes carburants mais on est tous dans un monde de savoir où les responsabilités peuvent être et doivent être partagées – il faut aussi des modes de fonctionnement plus respectueux et beaucoup plus d’ouverture de nos collaborateurs et d’échanges et d’entraide entre nos entreprises.
  • La nécessité d’innover, car nous sommes dans un monde où tout va très vite et où les  produits/services « triviaux » sont voués à une concurrence féroce où seuls survivront les plus forts et ceux ayant les moyens financiers pour prendre les marchés (tous les pays « savent faire » maintenant et bien moins cher que nous pour la plupart).

Points forts des interventions

Introduction de Corine Lepage :

  • Allez sur adn.fr pour accéder au programme MENE (Mouvement des Entreprises pour la Nouvelle Economie) > il en faut un en LR/MYPY.
  • L’état devrait favoriser les entreprises vertueuses (RSE, circuit court, protection des ressources…).
  • Il faut mutualiser le maximum de choses et favoriser la coopération entre entreprises pour que les start-up deviennent des PME et puis des ETI.
  • Absence de confiance entre l’état et les entreprises et vice versa : tout est trop finement contrôlé et réglementé en France > il faut s’occuper du résultat (viser les objectifs) et lâcher plus la bride sur les moyens.
  • Pour faire bouger les choses nous devons tous agir à notre niveau et donner l’exemple en prenant notre place dans l’économie du nouveau monde qui est déjà là.

    Table  Ronde 1: « Innovation disruptives : risque ou opportunité ? »

    ou comment adapter votre organisation aux nouveaux usages numériques, à l’économie du partage, en utilisant les innovations technologiques à bon escient :

Le but est de démontrer que l’on ne peut pas rester passif : quels que soient nos produits/services et marchés nous sommes tous concernés par des formes d’ubérisation dont nous devons à la fois nous  protéger (ou tout du moins nous attendre à..) mais surtout anticiper (stratégie prospective..) et innover en disruption.

Pierre Denizet – Kaliop :

  • L’ubérisation est quand même une bonne chose et on ne l’arrêtera pas : soyons disruptifs mais on sera aussi la cible de produits services disruptifs par rapport aux nôtres (exemple de Google qui met des services gratuits faisant sombrer des activités d’entreprises jusque la pérennes ): il faut se préparer à tout cela.
  • Il faut aussi intégrer le fait que les collaborateurs sont de plus en plus mobiles avec les réseaux sociaux.

Philippe Beille – DUO :

  • A infléchi fortement son activité en proposant la mise a disposition de stands pour salons en location à partir de modules présents partout dans le monde > seul le support de communication est personnalisé et réalisé chez Duo puis expédié (léger et peu encombrant : c’est une toile imprimée) > Cette nouvelle organisation et ce nouveau modèle de vente évitent les transports coûteux en énergie et optimisent la matière première.

J Thibaut -Medithau :

  • Innovation de rupture avec des huitres musclées par la simulation des marées (dispositif a base d’énergie photovoltaïque) : est devenu le top de l’huitre et est exporté jusqu’en Chine et Japon.
  • Des partenariats locaux en Espagne, Maroc.. sont en cours pour diffuser ce savoir-faire.

Corinne Lepage :

  • Toutes les entreprises vont y passer (devoir innover en rupture dans tous les domaines et surtout ne pas attendre avant de s’y préparer) et tout va très vite.

Pierre Denizet en réponse à une question :

  • S’organiser pour avoir une vision du futur de notre entreprise, préparer nos innovations et anticiper les attaques possibles est une nécessité et toutes les entreprises doivent s’organiser (ateliers de créativité, Prospective stratégique…) en y mêlant le maximum de collaborateurs.
  • Les ateliers d’innovation transversale réalisés dans le cadre de Leader sont un très bon exemple d’actions pour sortir des sentiers battus et créer de la rupture en associant les forces vives des chefs d’entreprises.

Table  Ronde 2 « Economie Responsable »,

ou comment la RSE, les achats et stratégies responsables, et l’économie circulaire vont s’imposer progressivement dans vos organisations :

Nos entreprises, toutes nos entreprises, ont sur leur marché une histoire, un savoir-faire, une organisation et des Femmes et des Hommes : Faisons savoir ce savoir-faire au service de notre développement.

Caroline  Vateau – Neutreo :

  • La RSE ne doit pas être perçue comme une contrainte mais comme un levier d’innovation et un facteur de différenciation car, pour être pérenne, une entreprise doit être durable.
  • La généralisation des pratiques RSE est très variable selon les secteurs d’activités et tous n’ont pas le même niveau de maturité ; pour certains secteurs, l’appui de l’Etat est/sera nécessaire pour favoriser les entreprises engagées dans la RSE : Les institutions y auront un rôle clé.

Lilian Pitault – IFCL:

  • Les adhérents de CAP LR (Groupement des Entreprises Adaptées de la Région LR) offrent une alternative aux Entreprises qui sont assujetties à l’Obligation d’Emploi de Travailleurs handicapés (et ne peuvent répondre à leur obligation par l’embauche Directe de salariés) en leur proposant une offre de sous-traitance variée et diverse (Entretiens d’espaces verts, Nettoyage de locaux, Prestations Administratives, Conseils en Ressources Humaines….) qui est parfaitement adaptée à l’Economie de Marché, car toujours au juste prix. Le Handicap ne doit en effet pas couter plus cher.

Patrick  Viallet – Innotec :

  • Faire visiter nos usines et nos entreprises pour montrer, rassurer, accompagner les décideurs, les amener à raisonner global et écosystème, fidéliser durablement et s’engager auprès d’eux,
  • Montrer Les enjeux RSE, le développement de l’économie régionale + EMPLOIS (exemple = 500 cartouches de + par mois = 1 emploi).

Table  Ronde 3 « Entreprise libérée et Coopétition »,

ou comment les nouveaux modes de gouvernance, l’holacratie, et plus largement les structures de l’Economie Sociale et Solidaire recentrent l’économie sur l’humain pour faire en sorte que nos collaborateurs puissent utiliser le maximum de leurs possibilités (potentiel) dans un cadre agréable de travail.

  • COOpétition : On se doit d’aller au-delà des habitudes pour créer les conditions de ruptures.
  • Les actions de LeadeR, qui réunit des PME en croissance de tous métiers (transversal), sont plus de la coopération dans le but d’imaginer des produits/services ensemble (l’innovation transversale).
  • Entreprise libérée : après avoir mis plus a plat la structuration hiérarchique de nos entreprises, intégré l’obligation d’être agile et innovant dans tous les domaines, il faut un pas de plus pour aussi prendre en compte la société d’aujourd’hui.

Arnaud Declomesnil – Inn-Pact :

  • A Inn-pact, chaque collaborateur a vocation a devenir actionnaire et l’écart max entre les salaires = 7.
  • C’est le savoir être qui est la clé d’embauche des nouveaux collaborateurs.
    Les collaborateurs sont responsabilisés et ce qui compte ce ne sont pas leurs horaires mais l’atteinte de leurs objectifs.
  • Chaque collaborateur a des rôles > ses missions avec des objectifs à atteindre.

Jean-Pierre Richard – ESII :

  • Rappel de l’utilité de l’innovation transversale qui permet de faire naitre des idées de rupture en faisant réfléchir ensemble des chefs d’entreprises sur une thématique > 2 innovations devraient voir le jour suite a une seule journée de créativité.
  • La structure managériale pyramidale doit être repensée car elle manque d’agilité, ne motive pas les collaborateurs, n’est pas en adéquation avec les attentes des nouvelles générations et oblige les managers a s’occuper de trop de choses au détriment de leur vraie valeur ajoutée > Il faut donner la responsabilité entière des rôles que remplit chaque collaborateur et des ensembles d’outils, comme ceux de l’Holacratie permettent un fonctionnement vertueux et agile.
  • Par ailleurs ceci permet a chacun d’aller jusqu’au bout de leurs actions en évitant les doublons.

Jean Marie Esteve – Meditrag :

  • Son expérience sur la transmission de l’entreprise aux collaborateurs déjà appliquée à Solatrag et puis à Meditrag est encadrée par un mode de fonctionnement adapté qui permet la montée en puissance des futurs dirigeants en créant un noyau dur et leur accès progressif au capital.
  • Beaucoup de formations en interne et de mise en commun des savoirs a Meditrag.

Clôture Corinne Lepage :

  • Dans les entreprises « Il n’y a de richesses que d’hommes » pour qu’elles soient pérennes et responsables et, corollaire : l’humain doit y avoir sa place mais beaucoup d’entreprises ont perdu le sens de l’humain dans leur manière de travailler et de vendre.
  • L’entreprise se construit a partir du « pourquoi » et non du « comment » : des objectifs précis et moins de hiérarchie.

A lire sur le sujet : La Lettre M